Le Président Zine El Abidine Ben Ali
A l'aube du 7 novembre 1987, les Tunisiens apprennent qu'ils ont un nouveau Président : Zine El Abidine Ben Ali. Il annonce, dans une déclaration solennelle, diffusée par la radio nationale, une ère nouvelle pour la Tunisie et appelle les Tunisiens à l'édification d'une société juste, équilibrée, démocratique et résolument tournée vers le progrès et la modernité.
Le pays tout entier accueille avec soulagement le changement intervenu. Le nouveau Président apporte à la nation un projet de société ouverte, intégrée et solidaire, annonçant le début d'une nouvelle ère de labeur et d'effort, en vue de l'édification d'un avenir radieux pour la Tunisie.
Zine El Abidine Ben Ali est né le 3 septembre 1936, à Hammam-Sousse, dans une famille modeste qui l'élève dans le respect des traditions et lui inculque le sens de la dignité, l'amour de la patrie et le respect d'autrui. Il en hérite le goût de la simplicité, de l'effort et de la rigueur ainsi que le sens de la mesure et de la tolérance.
Elève au Lycée de Sousse, l'appel du devoir envers la patrie l'interpelle. L'oppression coloniale le révolte. Aussi se lance-t-il, résolument, dans l'action militante au sein du mouvement nationaliste en assurant la liaison entre les structures régionales du parti du Néo-Destour et la lutte armée. Ce qui lui vaut d'être emprisonné et renvoyé de tous les établissements scolaires de Tunisie. Mais il n'abandonne pas, pour autant, ses études. Il les reprend, avec assez d'énergie et de détermination, pour entreprendre, après le lycée, des études supérieures.
Appréciant en lui son intelligence et sa force de travail, le Parti décide de l'envoyer en France. Il fait ainsi partie du premier noyau de la future armée nationale. Il obtient d'abord le diplôme de l'Ecole Spéciale Inter-Armes de Saint-Cyr, puis d'autres diplômes dans des institutions tout aussi prestigieuses : l'Ecole d'Artillerie de Châlons-Sur-Marne (France), l'Ecole Supérieure de Renseignement et de Sécurité et l'Ecole d'Artillerie de Campagne Anti-Aérienne (USA). Il détient également un diplôme d'ingénieur électronicien.
"Mon intérêt pour l'informatique", dira-t-il plus tard, "a eu une incidence heureuse sur ma façon de travailler; cela m'a donné un goût prononcé pour la logique, la rigueur de l'analyse et une vision prospective planifiée, loin de toute improvisation".
La seconde partie de sa carrière aura ainsi été marquée par une ascension régulière dans les diverses responsabilités, due à son sens du devoir, à sa capacité d'écoute et à la rigueur de ses analyses. Pour chaque décision, il prend le soin d'étudier les données, d'analyser les situations et de confronter les résultats. A un journal, il résumera l'esprit de ce processus en une formule : "J'écoute, je réfléchis, j'agis".
Jeune officier d'état-major, il crée la Direction de la Sécurité militaire en 1964 et en assure la direction pendant dix ans. Nommé attaché militaire au Maroc et en Espagne, il rejoint Rabat à partir de 1974. Il est ensuite affecté au cabinet du ministre de la Défense, avant d'occuper les fonctions de Directeur général de la Sûreté nationale (décembre 1977).
En avril 1980, il est ambassadeur à Varsovie. Au terme de sa mission en Pologne, il est de nouveau nommé, en 1984, Directeur général de la Sûreté nationale. Le 29 octobre de la même année, il est promu secrétaire d'Etat, puis ministre de la Sûreté nationale (23 octobre 1985). Le 28 avril 1986, il est nommé ministre de l'Intérieur.
En juin de la même année, il entre au Bureau Politique du Parti Socialiste Destourien (PSD) dont il devient le Secrétaire général adjoint. Elevé au rang de ministre d'Etat chargé de l'Intérieur, en mai 1987, il est désigné, le 2 octobre 1987, à l'âge de cinquante-et-un ans, Premier ministre, tout en conservant le portefeuille de l'Intérieur. Il devient Secrétaire général du PSD.
Pendant que se nouaient les intrigues florentines dans l'entourage du Président de la République d'alors, Habib Bourguiba, affaibli par la vieillesse et la maladie, Ben Ali demeure au-dessus des rivalités et du jeu des clans. Il agit, au contraire, pour décrisper le climat politique, assurer l'ouverture sur les associations, dont la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme, et établir des contacts avec les partis de l'opposition. Ce qui lui vaut la sympathie et la considération de l'ensemble de la classe politique qui voit désormais en lui l'homme du dialogue et de l'ouverture.
Premier ministre, il prend en main un pays en crise, fait face à la situation avec détermination, déjouant les intrigues, multipliant les gestes d'apaisement, oeuvrant à rétablir la confiance, préconisant des solutions logiques et réalistes et faisant chaque fois prévaloir l'intérêt supérieur de la Tunisie alors que, de plus en plus sujet aux absences, le Président Bourguiba était totalement coupé des réalités du pays.
Sur la foi d'un rapport médical établi par les sept médecins traitants du Président Bourguiba, et attestant de l'incapacité de ce dernier à continuer à assumer les charges suprêmes, et en vertu de l'article 57 de la Constitution, le Premier ministre Zine El Abidine Ben Ali accède, le 7 novembre 1987, à la magistrature suprême. La transition se déroule en douceur et dans le respect de la légalité constitutionnelle. Les observateurs avisés y voient un exemple de comportement civilisé. Une appréciation confortée par l'attitude adoptée à l'égard de l'ancien Président, qui est entouré de tous les égards.
Ben Ali redonne, d'abord, vitalité et crédibilité à l'ancien Parti Socialiste Destourien, tombé en léthargie et renfermé sur lui-même. Il en rénove les structures, le rebaptise Rassemblement Constitutionnel Démocratique, en modernise les méthodes d'action et reformule son discours. Le Parti s'ouvre aux jeunes et à toutes les compétences, renouvelle ses cadres, rend la parole et l'initiative à la base, renforçant ainsi sa crédibilité et sa présence sur le terrain et étendant son audience et son rayonnement.
Au plan politique, un climat de détente et de concorde nationale s'installe. Les mesures se multiplient pour instaurer une démocratie réelle et établir les bases d'un Etat de droit.
Le Pacte national, signé le 7 novembre 1988 par l'ensemble des partis, des courants intellectuels et politiques et des composantes de la société civile, consacre la concorde nationale, objectif suprême du Président Ben Ali. Une loi d'amnistie, concrétisant la réconciliation nationale, est promulguée.
Amendée, la Constitution supprime la présidence à vie et la succession automatique à la tête de l'Etat. Le Conseil économique et social est restructuré, ses prérogatives sont étendues et sa représentativité est élargie aux diverses sensibilités sociales et politiques, de manière à favoriser un consensus national sur les principaux choix en matière de développement.
Un Conseil constitutionnel est créé dès le Changement pour garantir, dans l'esprit comme dans la lettre, la constitutionnalité des lois. Et, en vertu de la loi constitutionnelle 98-76 du 2 novembre 1998, les avis du Conseil Constitutionnel s'imposent à tous les pouvoirs et à toutes les autorités.
De nombreuses initiatives et mesures ont été mises en oeuvre pour promouvoir le paysage médiatique. Le Code de la Presse est amendé à quatre reprises (1988, 1993, 2001 et 2006), conférant à la législation tunisienne en la matière une orientation nettement moderniste et libérale et assurant aux journalistes les conditions d'exercice de la profession. Nombre de mesures sont prises en faveur notamment de la presse d'opinion et des journalistes.
Le 7 novembre 2003, le Président Ben Ali annonce l'ouverture de l'espace audiovisuel à la libre entreprise.
Afin de renforcer la liberté de la presse et en consécration du droit à la différence et du droit à la communication, une loi est promulguée le 9 janvier 2006, supprimant le dépôt légal pour les quotidiens et les périodiques ainsi que pour les magazines. En outre, le Président Ben Ali annonce, le 7 novembre 2007, sa décision de supprimer la censure administrative sur les livres, les publications et les oeuvres artistiques.
Dans le but de promouvoir davantage le paysage médiatique et de l'enrichir, de manière à ce qu'il serve au mieux les choix nationaux, une nouvelle composition du Conseil supérieur de la Communication est annoncée, en vertu de laquelle le Conseil regroupe, outre les compétences reconnues dans ce domaine, des personnalités représentant les partis politiques et les composantes de la société civile.
En avril 2008, le Président Ben Ali décide d'élargir davantage les prérogatives de ce Conseil, de manière à renforcer son rôle et sa fonction consistant à promouvoir le paysage médiatique en Tunisie et à traduire dans le concret le pluralisme et la diversité qui le distinguent.
Une nouvelle loi plus libérale sur les partis, adoptée en 1988, imprime un nouvel élan au pluralisme. Les élections présidentielle et législatives anticipées du 2 avril 1989 sont les premières, dans l'histoire du pays, à se dérouler dans la transparence, en parfaite conformité avec la loi.
Candidat de l'ensemble des Tunisiens, toutes tendances et sensibilités politiques confondues, Zine El Abidine Ben Ali est élu Président de la République. Ce vaste consensus national s'est confirmé à la faveur de sa réélection, le 20 mars 1994, le 24 octobre 1999, le 24 octobre 2004 et le 26 octobre 2009 à une très large majorité des voix.
Amendé, le Code électoral favorise aussi le multipartisme lors des élections législatives de 1994 et permet, pour la première fois depuis l'indépendance de la Tunisie, l'entrée de l'opposition à la Chambre des Députés.
A la faveur de nouveaux amendements du Code électoral intervenus en 1998, l'opposition, représentée par 5 partis, remporte, lors des élections législatives du 24 octobre 1999, 33 sièges sur un total de 182, et lors de celles du 24 octobre 2004, elle obtient 37 sièges sur 189.
Les élections municipales de 2005 permettent à l'opposition de remporter 268 sièges. D'autres amendements sont venus abaisser à 23 ans l'âge minimum de candidature à la députation, et garantir le droit de candidature pour tout électeur, qu'il soit de père tunisien ou de mère tunisienne, ouvrant ainsi de plus larges perspectives de participation devant d'importantes franges de la société.
La place privilégiée accordée à la jeunesse dans la Tunisie de l'Ere nouvelle s'est à nouveau confirmée à travers l'abaissement à 18 ans de l'âge de la majorité électorale. Cette mesure permettra ainsi à une large frange de la société tunisienne d'exercer son droit de vote.
La Constitution a été, en outre, amendée dans le sens de la garantie de la pluralité des candidatures à l'élection présidentielle. Cette pluralité est concrétisée, pour la première fois dans l'histoire de la Tunisie, lors de l'élection présidentielle du 24 octobre 1999.
Afin de consolider les assises du régime républicain et de l'Etat de droit, et de renforcer la démocratie dans le pays, le Président Ben Ali propose, le 13 février 2002, une réforme constitutionnelle fondamentale, considérée comme étant la plus globale et la plus profonde dans l'histoire de la République Tunisienne.
Ce projet visait à réaliser une mutation qualitative du régime politique, en vue de l'édification de la République de demain, dont le Chef de l'Etat avait défini les grandes lignes dans son discours à l'occasion du 14e anniversaire du Changement, le 7 novembre 2001.
La réforme accordait au pluralisme, aux droits de l'homme et aux libertés une place cardinale dans le texte de la Constitution et enrichissait la fonction législative par la création d'une deuxième chambre parlementaire, en l'occurrence la Chambre des Conseillers. Elle renforçait également le rôle et l'indépendance du Conseil constitutionnel, imprimait une plus grande dynamique aux relations entre le Gouvernement et le Parlement, et consolidait la souveraineté du peuple dans le choix de ses dirigeants et le pluralisme de l'élection présidentielle.
Convaincu que la volonté du peuple est au-dessus de toute autre volonté, le Président Zine El Abidine Ben Ali soumettait, le 26 mai 2002, le projet de réforme au référendum, permettant ainsi au peuple tunisien de s'exprimer directement.
Les Tunisiens ont participé massivement à ce référendum, le premier du genre dans l'histoire de la République Tunisienne, et ont exprimé leur soutien total au contenu de la réforme constitutionnelle.
Le 3 septembre 2004, le Président Ben Ali dépose sa candidature à l'élection présidentielle du 24 octobre 2004. Ouvrant la campagne électorale en vue de cette échéance, il propose au peuple, le 10 octobre 2004, un programme ambitieux, « Ben Ali pour la Tunisie de demain ». Ce programme en 21 points touchant les divers secteurs de la vie de la nation et toutes les catégories sociales est destiné à enrichir davantage le capital d'acquis et de réalisations accomplis par la direction de l'Ere nouvelle.
Libéral et démocrate par conviction autant que par tempérament, le Président Ben Ali a placé les droits de l'homme parmi les constantes de sa politique, selon une conception globale conjuguant les droits économiques, sociaux et culturels avec les droits civils et politiques.
Deux semaines à peine après le Changement, un projet de loi réglementant, pour la première fois,la garde à vue et la détention préventive, est adopté. La Cour de sûreté de l'Etat et la fonction de procureur général de la République sont supprimées. De même qu'est abolie la peine de travaux forcés. La Convention de l'ONU de 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants est ratifiée, sans réserve.
Une nouvelle loi est adoptée en 1999, avec pour objet de réduire les délais de la garde à vue. La règle du double degré de juridiction en matière pénale a été instaurée, de même qu'a été instituée la fonction de juge d'application des peines dans un souci de modernisation et de renforcement de l'efficacité du système judiciaire. Ceci outre le rattachement des établissements pénitentiaires et de leurs administrations au ministère de la Justice afin de mieux garantir le respect des droits des détenus.
Le 4 mars 2008, une loi portant sur l'obligation de motiver la décision de prolonger la garde à vue et la détention préventive est promulguée, par souci d'assurer davantage de garanties judiciaires aux citoyens, au cours de l'étape précédant la comparution.
En renforcement des mécanismes des droits de l'homme et des libertés fondamentales, une loi du 16 juin 2008, relative au Comité Supérieur des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales (créé le 7 janvier 1991), consacre l'indépendance de ce Comité, en élargit les prérogatives et l'habilite à se saisir automatiquement de toute question relative à la consolidation des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, les méthodes de travail du Comité ont été améliorées aux termes de cette loi.
Soucieux d'ancrer la valeur du travail dans la société, le Président Ben Ali réussit l'assainissement du climat social en réhabilitant l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), en instaurant un dialogue régulier entre les partenaires sociaux et en faisant du travail et de l'effort une valeur cardinale.
Les réformes économiques, mises en oeuvre par la Tunisie, ont permis au pays de réaliser, depuis le Changement, un rythme de croissance économique soutenu d'environ 5% et de maîtriser l'inflation. La réussite de l'oeuvre de développement a permis de réaliser un revenu moyen par tête d'habitant de 4.400 dinars en 2007, soit le quintuple de son niveau d'il y a vingt ans. Le Produit intérieur brut (PIB) est passé de 7.160 millions de dinars (MD) en 1986 à 44.254 MD en 2007.
L'ouverture de l'économie tunisienne a été couronnée de succès, comme l'illustre le taux de croissance des exportations durant les vingt dernières années. Ainsi, la proportion des exportations dans le PIB est passée de 34,7% en 1987 à 50,7% en 2007. Pour sa part, le volume des investissements extérieurs est passé de 100 MD en 1986 à 2.132 MD en 2007.
Parallèlement à cet effort, les équilibres généraux ont été préservés, comme le montrent la maîtrise du déficit budgétaire, de la balance des paiements et de l'endettement, ainsi que le recul significatif du service de la dette, qui est tombé à 15,4% en 2007, contre 26,3% en 1986.
Un programme national pour la modernisation et la mise à niveau du tissu industriel est mis en oeuvre par la Tunisie, dans le cadre d'un accord d'association et de libre-échange, signé, en 1995, avec l'Union Européenne.
En vertu de cet accord, une zone de libre-échange entre la Tunisie et l'Union Européenne est entrée en vigueur le 1er janvier 2008, pour les produits industriels.
L'infrastructure moderne, la législation favorable, ainsi que le climat de stabilité sociale et politique et de croissance économique attirent de nombreux investisseurs.
La réussite économique du modèle tunisien est saluée partout dans le monde. Elle est même qualifiée, par certains observateurs, de "miracle tunisien".
L'année 2008 représente pour la Tunisie une étape marquante en matière de polarisation des investissements extérieurs, compte tenu de l'importance des grands projets dont la réalisation a été entamée ou qui sont en cous de préparation. Ces projets, d'une valeur totale d'environ 30 milliards de dollars, contribueront à faire de la Tunisie un pôle régional de commerce et de services.
Cette mutation qualitative de la Tunisie trouve son illustration dans l'activité économique et l'inves-tissement en pleine expansion. Elle est concrétisée à travers diverses appréciations positives d'organismes mondiaux réputés, comme le Forum économique mondial de Davos, qui classe la Tunisie au 1er rang à l'échelle du Maghreb Arabe, au 3e rang à l'échelle du monde arabe et de l'Afrique et à la 32e place au niveau mondial, en termes de compétitivité économique, d'après son rapport 2007-2008 sur la compétitivité globale.
L'approche profondément humaniste des réalités sociales demeure, sans doute, l'un des traits dominants de la personnalité du Président Ben Ali et de sa manière d'exercer le pouvoir. Issu du peuple, il est constamment à l'écoute de toutes ses composantes et catégories sociales, faisant siennes leurs préoccupations et leurs espérances.
L'oeuvre qu'il a réalisée à cet égard se fonde sur la solidarité avec les plus démunis, le rejet de l'exclusion, le désenclavement des zones d'ombre et l'égalité des chances. En témoignent, notamment, la réduction progressive du taux de pauvreté qui a été ramené à 3,8%, et l'élargissement continu de la classe moyenne qui représente près de 80% de la population.
En phase avec le peuple, Ben Ali s'emploie à concrétiser le concept de solidarité nationale qui constitue le fondement de sa politique sociale. Ses visites dans diverses régions ou dans des entreprises et autres établissements économiques, sociaux et éducatifs, sont toujours suivies d'effet immédiat, allant parfois jusqu'à provoquer, le jour même, la tenue d'un conseil ministériel qu'il préside en personne pour prendre les décisions appropriées.
C'est, d'ailleurs, à la faveur de l'une de ces visites dans les profondeurs du pays, en décembre 1992, que le Président Zine El Abidine Ben Ali décide la création du Fonds de Solidarité Nationale (FSN), mieux connu sous son numéro de compte-courant "26-26".
Cette décision trouve un profond écho auprès des Tunisiens qui, solidaires, répondent à l'appel du Président et multiplient dons et contributions en faveur de ce Fonds, investi de la mission de rompre l'isolement des zones déshéritées, d'améliorer les conditions de vie de leurs habitants et de leur permettre de développer des projets générateurs de revenus leur assurant une vie digne. En outre, la création de la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS), en 1997, permet, chaque année, le financement de milliers de petits projets et la création d'emplois pour les jeunes et plus particulièrement pour les titulaires, parmi eux, de diplômes universitaires.
La priorité accordée à l'emploi a également trouvé son illustration dans la mise en place d'un système de microcrédits pour encourager l'esprit d'initiative parmi les jeunes, ainsi que dans la création du Fonds National de l'Emploi (FNE), ou Fonds 21-21.
La réforme de l'enseignement, qui institue la scolarité obligatoire et gratuite jusqu'à l'âge de 16 ans, permet d'atteindre un taux de scolarisation supérieur à 99% pour les enfants de 6 ans, filles et garçons, de favoriser les valeurs d'ouverture, de tolérance et d'innovation, et de promouvoir davantage l'esprit d'égalité entre hommes et femmes. Cette égalité est d'ailleurs confortée par de nombreuses mesures avant-gardistes prises par le Président Ben Ali.
Le Code du statut personnel, l'un des plus progressistes du monde à l'égard de la femme, est consolidé à travers de multiples amendements qui proscrivent toute forme de discrimination entre les deux sexes et élèvent les relations entre l'homme et la femme au rang de partenariat.
Au plan extérieur, le Président Ben Ali a doté la Tunisie d'une diplomatie active et dynamique. oeuvrant en vue de l'intégration de l'ensemble maghrébin, au triomphe des causes arabes et africaines et à la création d'un espace de co-développement euro-méditerranéen, il contribue de manière agissante à la recherche d'une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient et aux efforts déployés au service de la paix et de la sécurité internationales, en général.
La vision prospective qui caractérise son approche politique a amené le Président Ben Ali, depuis les années 1990, à prévenir la communauté internationale des dangers que comporte le fléau du terrorisme. Dans ce contexte, il appelle, en 1998, à la tenue d'une conférence internationale sur le terrorisme, sous les auspices des Nations Unies, pour mettre au point un code de conduite engageant tous les Etats, jetant les bases d'un dialogue responsable, à même de transcender les politiques marquées par la pratique des deux poids, deux mesures, et définissant les dénominateurs communs permettant de combattre ce phénomène qui constitue, désormais, une menace pour l'humanité tout entière.
Eu égard à la place de choix qu'occupe la Tunisie dans l'espace euro-méditerranéen, le Président Zine El Abidine Ben Ali s'est employé à donner une nouvelle impulsion à l'espace du dialogue 5+5. Il a oeuvré, lors de sa présidence du premier Sommet du dialogue 5+5, tenu à Tunis, le 5 décembre 2003, en faveur de la concrétisation d'une prise de conscience médi-terranéenne commune reflétant la solidarité des dix pays du bassin occidental de la Méditerranée et la spécificité du partenariat qui les réunit.
Confirmant cette orientation, le Président Ben Ali a réitéré, au Sommet « Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée », tenu le 13 juillet 2008, à Paris, la détermination de la Tunisie à contribuer à la mise en place des mécanismes d'action appropriés et efficaces permettant d'élever le rythme d'intégration économique entre les deux rives de la Méditerranée, de marquer une nouvelle étape dans les relations euroméditerranéennes et de construire un avenir commun pour les pays de l'espace euroméditerranéen, fondé sur le respect mutuel, le dialogue, les intérêts réciproques et le partenariat solidaire, et se référant à une approche globale du développement durable.
Le 16e Sommet arabe, tenu à Tunis les 22 et 23 mai 2004, a confirmé la justesse des vues du Président Ben Ali et sa vision réaliste concernant l'importance de ce Sommet et la nécessité de rationaliser le rôle de la Ligue Arabe en vue de promouvoir l'action arabe commune, d'en renforcer la crédibilité et d'oeuvrer à l'édification d'un avenir meilleur pour le monde arabe.
La tenue à Tunis, en 2005, de la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) traduit, d'une manière éclatante, la crédibilité dont jouit la Tunisie dans les instances internationales.
Elle vient couronner, par ailleurs, l'appel du Président Ben Ali, dès 1998, à Minneapolis (Etats-Unis d'Amérique), en faveur de la convocation d'un Sommet mondial sur la société de l'information, destiné à examiner le fossé numérique entre pays développés et pays en développement, fort en cela de sa conviction que "le fossé numérique est d'abord un écart de développement et un fossé entravant le dialogue des civilisations, avant d'être un fossé technologique".
Les travaux de ce Sommet sont couronnés par l'adoption de deux importants documents : «L'engagement de Tunis», exprimant la ferme volonté politique de la communauté internationale d'aller de l'avant dans le sens de la réduction de l'écart numérique; et «L'agenda de Tunis pour la société de l'information», illustrant le souci unanime des participants de trouver des formules pratiques à même de concrétiser leur consensus et d'ouvrir de nouvelles perspectives permettant à toutes les sociétés du globe d'accéder, sans obstacles ni discrimination, aux technologies de la communication et à ses réseaux mondialisés.
Dans cette optique universaliste et humaniste, le Président Ben Ali a préconisé la création d'un Fonds mondial de solidarité ayant pour mission de collecter les donations et les contributions volontaires et de les utiliser dans la lutte contre la pauvreté et pour le développement des pays les plus démunis.
Le 20 décembre 2002, l'Assemblée Générale des Nations Unies adopte une résolution décidant la mise en place de ce Fonds et, le 23 décembre 2005, elle en adopte une autre, proclamant le 20 décembre de chaque année Journée internationale de solidarité humaine; décision qui confirme et consacre la valeur de solidarité dans les relations internationales, comme préconisé par le Président Zine El Abidine Ben Ali.
Soucieux d'ancrer la culture de l'entente, de la coopération et de la solidarité entre les peuples, le Président Ben Ali décide, le 7 novembre 2002, la création d'un « Prix mondial du Président de la République pour la solidarité ».
En avril 2008, le Président Ben Ali invite la communauté internationale à participer à l'effort de solidarité mondiale, exhortant les pays pétroliers à prélever un dollar sur la vente de chaque baril de pétrole, en vue de doter le Fonds mondial de solidarité des ressources financières lui permettant de venir en aide aux pays les plus démunis. Ces derniers pourront ainsi faire face aux retombées négatives de la conjoncture économique mondiale et à leurs effets sociaux catastrophiques, et empêcher l'aggravation des périls que constituent la famine, la pauvreté et la misère dont ils souffrent.
Le Secrétaire Général des Nations Unies a rendu un vibrant hommage au Président Ben Ali pour la pertinence de cet appel à la communauté internationale, pour le financement adéquat du Fonds mondial de Solidarité.
La désignation, par l'UNESCO, de Tunis comme capitale culturelle régionale, en 1997, a constitué un autre témoignage du rayonnement culturel accru de la Tunisie et de sa position éminente de pont entre les peuples et de carrefour du dialogue entre civilisations, cultures et religions.
De même, le choix, par l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO), de la ville de Kairouan comme capitale culturelle islamique en 2009, porte témoignage de l'enracinement profond de la Tunisie dans son identité civilisationnelle et culturelle. Il illustre également, avec éclat, la réussite de la Tunisie à mettre en exergue les valeurs impérissables de l'Islam qui prônent la fraternité, la coexistence pacifique, la tolérance, le juste milieu et la modération. Ce choix est aussi un signe de reconnaissance des efforts soutenus déployés par la Tunisie de l'Ere nouvelle pour venir à bout de toutes les formes d'extrémisme et de fanatisme.
Par ailleurs, et dans le but de contribuer au renforcement de l'image rayonnante de l'Islam dans le monde, le Président Ben Ali a décidé, le 7 novembre 2002, la création d'un « Prix mondial du Président de la république pour les Etudes islamiques ».
Le Président Zine El Abidine Ben Ali est marié et père de six enfants. Son épouse, Madame Leïla Ben Ali, est très active dans plusieurs organisations caritatives tunisiennes et internationales oeuvrant pour les causes de la femme, de la famille et de l'enfance.
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